Vivre sa foi au quotidien !

 

 

 

« Pour que la charité, comme le bon grain, croisse et produise des fruits,

chacun des fidèles doit s'ouvrir à la parole de Dieu et, avec l'aide de la grâce, accomplir effectivement la volonté divine,

recevoir fréquemment les sacrements, surtout l'Eucharistie, et participer souvent aux célébrations liturgiques.

Ils s'appliqueront constamment à la prière, à l'abnégation d'eux-mêmes,

à servir assidûment leurs frères et à la pratique de toutes les vertus.

 

La charité, en effet, en tant que lien de la perfection et accomplissement de la loi (cf. Col. 3. 14; Rom. 13, 10),

règle, informe et conduit à leur fin tous les moyens de sanctification.

Ainsi la charité envers Dieu et envers le prochain est-elle

la marque distinctive qui caractérise le vrai disciple du Christ. »

 

Constitution Lumen Gentium, Concile Vatican II, 42

 

 

« Le Saint Concile exhorte avec force et de façon spéciale tous les chrétiens à acquérir par la lecture fréquente des divines Ecritures

" une science éminente de Jésus-Christ " (Phil. 3, 8), car " ignorer les Ecritures, c'est ignorer le Christ ". »

 

Constitution Dei Verbum, Concile Vatican II, 25

 

 

 

 

Ainsi, vivre sa foi au quotidien, c’est :

 

Lire la Parole de Dieu !

Prier !

Vivre des Sacrements de l’Eglise !

Vivre le « sacrement du frère » !

 

 

Lire la Parole de Dieu !

Importance de la Parole de Dieu

 

      Un gage essentiel de fidélité au Christ est la lecture régulière de la Parole de Dieu. Le catéchisme de l’Eglise catholique le rappelle (CEC 133) : L’Église " exhorte instamment et spécialement tous les chrétiens (...) à acquérir, par la lecture fréquente des divines Écritures, « la science éminente de Jésus-Christ » (Ph 3, 8). « En effet, ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ » (S. Jérôme, Is. prol. : PL 24, 17B) "  (DV 25).

 

      L’importance d’une lecture régulière de la Parole de Dieu est très grande. St-Paul nous dit que la Parole de Dieu peut nous sauver. Sa puissance est réelle pour changer les cœurs : ne pas le croire ce serait remettre en cause la puissance de Dieu qui peut changer « nos cœurs de pierre en cœur de chair » grâce à sa Parole. «  La force et la puissance que recèle la Parole de Dieu sont si grandes qu’elles constituent, pour l’Église, son point d’appui et sa vigueur et, pour les enfants de l’Église, la force de leur foi, la nourriture de leur âme, la source pure et permanente de leur vie spirituelle »  (Dei Verbum n°21 / CEC 131). Certains auteurs spirituels parlent de la Parole de Dieu comme d’un « sacrement » ou même du « corps du Christ » : ces expressions fortes montrent et rappellent toute l’importance de la lecture de la Parole de Dieu.

 

Premier pas

 

      Un premier pas, le minimum en quelque sorte, dans la lecture de la Parole de Dieu, c’est la lecture hebdomadaire des textes du dimanche que propose l’Eglise. Chaque dimanche, l’Eglise propose en tout 4 textes : un passage de l’Ancien Testament, un psaume, un passage du Nouveau Testament et un passage de l’Evangile. Ces textes sont choisis en lien avec le temps liturgique ou la fête du jour. Ces textes s’éclairent l’un l’autre et il serait dommage de ne pas les lire tous. On pourra lire ces textes avant ou après la messe, le mieux étant avant pour se préparer à la célébration du dimanche. Pour ceux qui ne vont pas à la messe : il est fondamental de lire les textes de la messe, une manière très réelle de garder le lien avec l’assemblée des chrétiens qui s’est rassemblée.

 

Pour aller plus loin

 

      Un second pas dans la lecture de la Parole de Dieu, c’est la lecture quotidienne des textes du jour que propose l’Eglise. Un tel rythme de lecture change véritablement en profondeur celui qui s’y adonne. Cette lecture pourra être complétée par la lecture d’une méditation d’un auteur spirituel en lien avec les textes du jour.

 

      Une autre forme possible de la lecture de la Parole de Dieu, qui peut se faire en complément d’une lecture des textes du jour, c’est la lecture d’un « livre » de la Bible  dans son ensemble : par exemple un Evangile, un livre de l’ancien testament, d’une épître de Saint Paul.  Les plus motivés pourront même relire la Bible entière (si, si, çà existe des gens comme çà…) !

 

      On pourra également compléter cette lecture par une réflexion personnelle sur le sens de la Parole lue ou encore par une méditation intériorisée. On pourra s’aider de la lecture d’un commentaire d’un docteur de l’Eglise, d’un saint ou d’un grand témoin, texte généralement proposé avec les textes du jour mais aussi en ligne pour les commentaires des docteurs de l’Eglise.

 

Où trouver les textes du jour ?

 

      Une question clé : où trouver les textes du jour ? On pourra trouver ces textes sur internet par exemple, les recevoir par Mail chaque jour si on le souhaite. Sinon, on les trouvera dans le missel ou des livres tels qu’Ephata. Il existe également des livrets mensuels auxquels on peut s’abonner tels que Magnificat ou Prions en Eglise. On a que l’embarras du choix !

 

Lire la Parole de Dieu régulièrement : un combat spirituel !

 

      Soyons réaliste : lire la Parole de Dieu régulièrement, c’est comme pour la prière, cela ne va pas sans difficultés. Comme par hasard, de nombreuses objections voient le jour lorsqu’on envisage de s’y mettre : j’ai pas le temps, je ne suis pas « disposé », je ne sais pas où trouver les textes, etc… Un tel objectif fait partie du « combat spirituel ». Ce qui est sûr cependant, c’est que la Parole change celui qui la lit. Se fixer des objectifs simples, réalistes et essayer de s’y tenir. Si l’on n’y arrive pas, si l’on oublie, recommencer, sans relâche… L’expérience montre aussi que « l’appétit vient en mangeant… »

 

 

Pour en savoir plus :

Voir notre rubrique sur la Bible

Lire le catéchisme de l’Eglise catholique n° 101 à 133 sur la Sainte Ecriture

A lire : la constitution dogmatique Dei Verbum (Concile Vatican II)

 

 

 

Prier !

 

Prier est essentiel pour le chrétien : tous les auteurs spirituels sont d’accord sur ce point !

 

Qu’est-ce que la prière ?

Ecoutons Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, Docteur de l’Eglise (CEC 2556) :

 

« Pour moi, la prière c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le ciel,

c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie »

(Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, ms. autob. C 25r). 

 

      La prière demande l’humilité du cœur : « C’est celui qui s’abaisse qui est élevé (cf. Lc 18, 9-14). L’humilité est le fondement de la prière. " Nous ne savons que demander pour prier comme il faut " (Rm 8, 26). L’humilité est la disposition pour recevoir gratuitement le don de la prière : L’homme est un mendiant de Dieu (cf. S. Augustin, serm. 56, 6, 9 : PL 38, 381). » (CEC 2559)

 

 

La prière, c’est « essence-ciel » pour le chrétien !

 

      La prière est toujours une réponse à l’attente de Dieu lui-même : « Jésus a soif, sa demande vient des profondeurs de Dieu qui nous désire. La prière, que nous le sachions ou non, est la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre. Dieu a soif que nous ayons soif de Lui (cf. S. Augustin, quæst. 64, 4 : PL 40, 56). » (CEC 2560) Comment pourrions nous rester insensible et indifférent à une telle attente de Dieu si nous affirmons l’aimer et croire en Lui ?

 

                  On ne prie jamais assez : « " Priez sans cesse " (1 Th 5, 17), " en tout temps et à tout propos, rendez grâces à Dieu le Père au Nom de notre Seigneur Jésus Christ " (Ep 5, 20), " vivez dans la prière et les supplications ; priez en tout temps dans l’Esprit, apportez-y une vigilance inlassable et intercédez pour tous les saints " (Ep 6, 18). " Il ne nous a pas été prescrit de travailler, de veiller et de jeûner constamment, tandis que c’est pour nous une loi de prier sans cesse " (Evagre, cap. pract. 49 : PG 40, 1245C). Cette ardeur inlassable ne peut venir que de l’amour. » (CEC 2742)

 

      « Prier est une nécessité vitale. La preuve par le contraire n’est pas moins convaincante : si nous ne laissons pas mener par l’Esprit, nous retombons sous l’esclavage du péché (cf. Ga 5, 16-25). Comment l’Esprit Saint peut-il être " notre Vie " si notre cœur est loin de lui ?

 

Rien ne vaut la prière ; elle rend possible ce qui est impossible, facile ce qui est difficile. Il est impossible que l’homme qui prie puisse pécher (S. Jean Chrysostome, Anna 4, 5 : PG 54, 666).

 

Qui prie, se sauve certainement ; qui ne prie pas se damne certainement (S. Alphonse de Liguori, mez.). «(CEC 2744)

 

« La prière est l’indispensable et sûr moyen d'obtenir le salut éternel et toutes les grâces dont nous avons besoin.
Sans la prière, toutes nos méditations, résolutions et promesses resteront inutiles. Si nous ne prions pas, nous serons toujours infidèles à toutes les lumières reçues de Dieu et à toutes les promesses que nous aurons faites. La raison en est que, pour faire à chaque instant le bien, pour vaincre les tentations, pratiquer les vertus, bref pour observer les commandements et conseils divins, il ne suffit pas des lumières reçues, ni des réflexions faites et des résolutions prises, mais il y faut de plus le secours actuel de Dieu. Or, Dieu ne l'accorde qu'à ceux qui prient et qui prient avec persévérance. »

 

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Eglise in « Bref Traité de la prière »

 

Que dire lorsque l’on prie ou les différents type de prière :

 

      On distingue typiquement (CEC 2626 et suivants) :

 

      - la prière de bénédiction et d’adoration

      - la prière de demande

      - la prière d’intercession

      - la prière d’action de grâce

      - la prière de louange

 

Comment prier ou Les différentes formes de la prière (CEC 2700 et suiv) :

Les 3 formes habituelles de la prières sont :

 

La prière vocale :

- réciter le chapelet, si possible en méditant les mystères

- louange

 

La méditation

 

L’oraison

- adoration

 

 

Le catéchisme est là encore très bien fait.

 

Les outils de la prière :

Les « outils » de la prière sont nombreux :

la Parole de Dieu,

les prières de l’Eglise,

la prière des saints

 

Les psaumes :

« Le Psautier est le livre où la Parole de Dieu devient prière de l’homme » (CEC 2587)

 

« Qu’y a-t-il de meilleur qu’un psaume ? C’est pourquoi David dit très bien : " Louez le Seigneur, car le Psaume est une bonne chose : à notre Dieu, louange douce et belle ! " Et c’est vrai. Car le psaume est bénédiction prononcée par le peuple, louange de Dieu par l’assemblée, applaudissement par tous, parole dite par l’univers, voix de l’Église, mélodieuse profession de foi... (S. Ambroise, Psal. 1, 9 : PL 14, 924). » (in CEC 2587)

 

les beaux textes

Revues,

 

La prière est un combat…. « spirituel » !

     

 

Les lieux de la prière (CEC 2691) :

 

« L’église, maison de Dieu, est le lieu propre de la prière liturgique pour la communauté paroissiale. Elle est aussi le lieu privilégié de l’adoration de la présence réelle du Christ dans le Saint Sacrement.

 

Le choix d’un lieu favorable n’est pas indifférent à la vérité de la prière :

 

– pour la prière personnelle, ce peut être un " coin de prière ", avec les saintes Écritures et des icônes, afin d’être " là, dans le secret " devant notre Père (cf. Mt 6, 6). Dans une famille chrétienne, ce genre de petit oratoire favorise la prière en commun.

 

– dans les régions où il existe des monastères, la vocation de ces communautés est de favoriser le partage de la Prière des Heures avec les fidèles et de permettre la solitude nécessaire à une prière personnelle plus intense (cf. PC 7).

 

– les pèlerinages évoquent notre marche sur terre vers le ciel. Ils sont traditionnellement des temps forts de renouveau de la prière. Les sanctuaires sont, pour les pèlerins en quête de leurs sources vives, des lieux exceptionnels pour vivre " en Église " les formes de la prière chrétienne . »

 

Quand prier ?

 

      « La Tradition de l’Église propose aux fidèles des rythmes de prière destinés à nourrir la prière continuelle. Certains sont quotidiens : la prière du matin et du soir, avant et après les repas, la Liturgie des Heures. Le dimanche, centré sur l’Eucharistie, est sanctifié principalement par la prière. Le cycle de l’année liturgique et ses grandes fêtes sont les rythmes fondamentaux de la vie de prière des chrétiens. » (CEC 2698)

 

 

      Prier est toujours possible : Le temps du chrétien est celui du Christ ressuscité qui est " avec nous, tous les jours " (Mt 28, 20), quelles que soient les tempêtes (cf. Lc 8, 24). Notre temps est dans la main de Dieu :

 

      Il est possible, même au marché ou dans une promenade solitaire, de faire une fréquente et fervente prière. Assis dans votre boutique, soit en train d’acheter ou de vendre, ou même de faire la cuisine (S. Jean Chrysostome, ecl. 2 : PG 63, 585A). (CEC 2743)

 

Pour en savoir plus :

Voir le catéchisme de l’Eglise Catholique 4e partie.

 

 

 

Vivre des sacrements de l’Eglise !

Présentation des sacrements de l’Eglise :

Par ses sacrements, le Christ nous donne part à sa propre vie.

 

Il est essentiel pour le chrétien de vivre des sacrements de l’Eglise : c’est tout le sens du Baptême, appelé « porche de la foi » qui ouvre au baptisé la voie de tous les autres sacrements, notamment à l’eucharistie.

 

Les sacrements que le chrétien est appelé à recevoir régulièrement sont  le sacrement de la réconciliation et le sacrement de l’eucharistie.

 

Le sacrement de la réconciliation :

« Celui qui dit ne pas pécher s’abuse lui-même et fait de Dieu un menteur » St-Jean .. Le cœur de l’évangile, c’est la miséricorde de Dieu pour nous ! Relire l’enfant Prodigue, relire Thérèse EJ, sœur Faustine, etc..

 

Le sacrement de l’eucharistie :

« Celui qui boit mon sang et mange mon corps, celui-là aura la vie éternelle »… Comment rester indifférent à une telle promesse ? Les fruits de ce sacrement sont très  nombreux… Voir CEC, Voir Ecclesia De eucharistia… +++

 

Les autres sacrements :

Les autres sacrements sont tout aussi importants mais sont donnés soit une fois pour toutes, soit à des occasions particulières : sacrement du mariage, de l’ordre, de la confirmation, des malades.

 

 

 

Vivre le « sacrement du frère » !

 

      « Une foi qui n’agit pas est une foi morte » St Jacques.

 

      « Celui m’aime qui écoute ma parole et la met en pratique… »

 

      Vivre fraternellement, vivre en Eglise, vivre avec le souci des autres, cela n’est pas optionnel pour le baptisé.

 

      Ce « sacrement du frère » peut prendre de nombreuses formes.

 

 

 

La foi, selon où nous en sommes,

c’est comme une amitié entre Dieu et nous,

c’est comme l’amour des enfants pour leur Père,

c’est comme l’Epoux qui appelle l’épouse,

c’est comme la communion joyeuse de frères et sœurs

qui se savent aimés de leur Père.

 

Et que serait une amitié sans signes de sympathie ?

Que serait l’amour des époux sans ces petites attentions affectueuses de tous les jours ?

Que serait l’amour des enfants pour leur père ou leur mère sans les baisers et la tendresse ?

Que serait une vie de famille sans les bons moments passés ensemble ?

 

Et que serait une foi qui ne se dirait pas, qui ne se vivrait pas ?

 

Avoir la foi,

C’est se tourner avec confiance vers Celui qui nous appelle ses amis,

C’est écouter Sa Parole, sinon Celui qui nous parle nous sera inconnu,

C’est accueillir les dons de Celui qui fait de chacun de nous ses fils,

C’est, en toute simplicité, dire « Abba ! Père ! »,

C’est accueillir la miséricorde de Celui qui fait de chacun de nous son frère, sa sœur,

C’est répondre joyeusement à l’invitation de Celui qui a donné sa vie pour chacun d’entre nous !

 

 

 

Service Diocésain de Formation Permanente de Gap.

X.H. © Novembre 2005